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“Je vote solidaire”: Accueil et protection internationale

Demander l’asile est un droit fondamental reconnu par des conventions internationales et européennes. L’État belge doit protéger, sans distinction, toutes les personnes qui fuient la guerre, les persécutions ou les atteintes graves à leurs droits fondamentaux et ne peut en aucun cas les refouler. Pourtant, dans les faits, les migrants font face à de nombreux obstacles liés à la complexité de la procédure. De plus, selon leur nationalité, leur parcours et le pays où ils font leur demande, ils ne reçoivent pas tous le même accueil et n’ont pas tous les mêmes chances d’obtenir une protection.

La procédure d’asile

Certaines personnes rencontrent des difficultés pour faire enregistrer leur demande d’asile ou reçoivent peu d’informations sur leurs droits. En plus, la procédure d’asile belge a été réformée et complexifiée. Il existe maintenant plus de catégories de demandeurs « de seconde zone », qui ont moins de droits et pour lesquels la procédure est plus expéditive.

Pour être solidaire, la Belgique devrait…

  • permettre à toute personne migrante qui demande l’asile d’être enregistrée et donc de faire valoir ses droits en tant que demandeur d’asile.
  • examiner toutes les demandes d’asile selon les mêmes procédures et standards de qualité, sans distinguer ou catégoriser les demandeurs.

Le système européen

Selon le Règlement Dublin, le pays européen responsable de traiter la demande d’asile est en général celui par lequel la personne est entrée en Europe; souvent,il s’agit de l’Italie ou de la Grèce. Mais la prise en charge d’un demandeur d’asile et ses chances d’obtenir une protection internationale varient d’un pays à un autre. De ce fait, les migrants qui arrivent en Europe vont d’un pays à l’autre, à la recherche d’une protection.

Pour être solidaire, la Belgique devrait…

  • collaborer avec l’Europe pour mettre en place un système d’asile de qualité, uniforme dans tous les pays, et qui prenne davantage en compte les liens sociaux du demandeur d’asile pour déterminer l’État responsable de sa demande.
  • dans l’attente d’un tel système, appliquer la clause de souveraineté, inscrite dans le Règlement Dublin. Ainsi, la Belgique peut accepter de traiter les demandes de protection, par exemple de personnes vulnérables, qui ont un lien avec la Belgique ou qui risqueraient de subir de mauvais traitements si elles étaient renvoyées vers un autre pays européen.

L’accueil des demandeurs d’asile

La Belgique devrait garantir un accueil digne à tous les demandeurs d’asile, comme prévu dans le droit européen. Pourtant, en pratique, tous ne bénéficient pas des mêmes conditions d’accueil.

Pour être solidaire, la Belgique devrait…

  • garantir à tous les demandeurs d’asile un accueil respectueux de leur dignité humaine. Selon la loi,cet accueil comprend notamment un logement et un accompagnement sociojuridique et psycho-médical. Il faut que celui-ci soit de qualité et adapté, en particulier pour les personnes considérées comme« vulnérables ».
  • favoriser l’accueil en logement individuel. Cela serait moins coûteux que l’accueil en centres collectifs et favoriserait la participation des demandeurs d’asile à la société.

Les migrants en transit

La rigidité du système européen (Règlement Dublin) empêche les migrants de choisir où ils peuvent demander l’asile. Cette situation crée des mouvements secondaires de personnes qui transitent par la Belgique (« migrants en transit »). Ces personnes ne sont pas prises en charge par l’État belge.

Pour être solidaire, la Belgique devrait…

  • soutenir les initiatives des ONG et des collectifs de citoyens qui aident les « migrants en transit ».
  • ouvrir des centres d’accueil et d’orientation (CAO) afin d’informer les migrants en transit de leurs droits et obligations et d’ainsi garantir leurs droits fondamentaux à la dignité et à demander l’asile.

Je vote solidaire

Le 26 mai, vous avez le pouvoir de changer la manière dont on traite les étrangers en Belgique.

Article mis à jour le

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