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Préjugé #6 : "Les migrants viennent prendre l’emploi des Belges"

Croire que le nombre d’emplois dans un pays est fixe, à la manière d’un gâteau dont le nombre de parts serait limité, est une erreur que l’on fait souvent. En réalité, ce n’est pas le cas. Les migrants participent à l’économie.

Lorsqu’ils travaillent, non seulement ils paient des impôts et des cotisations sociales, mais ils contribuent à produire des biens et services. Ce qui leur permet d’en consommer plus, et ensuite à d’autres d’en produire plus... À terme, l’immigration conduit à une plus grande production et à la création d’emplois. Pour reprendre l’image du gâteau, celui-ci est donc susceptible de grossir, et le nombre de parts d’augmenter, avec l’arrivée de nouveaux venus sur le marché du travail.

Pour la majorité des économistes, l’immigration a un effet légèrement positif sur l’emploi et les salaires. Dans une étude menée entre 1990 et 2000, des chercheurs de l’UCL ont démontré qu’en Belgique, pendant cette période, l’immigration a eu un effet modeste mais bénéfique sur le niveau d’emploi et le niveau moyen des salaires des Belges, même peu qualifiés.

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©Kroll - Le Soir

Souvent, la main d’œuvre étrangère est complémentaire à la main d’œuvre existante. En Belgique, les migrants ont tendance à occuper des emplois que les Belges ne peuvent pas ou ne veulent pas occuper, dans des secteurs qui demandent des qualifications très spécifiques (informatique, technologies de pointe...) ou dans les secteurs de la construction, du nettoyage, de l’aide aux personnes...

Enfin, les migrants peuvent eux-mêmes être créateurs de nouveaux emplois. C’est le cas lorsqu’ils se lancent comme indépendants ou créent leurs propres entreprises, ajoutant ainsi leur touche personnelle au gâteau de l’économie belge.

Malheureusement, certains employeurs profitent des sans-papiers, c’est-à-dire des personnes qui ne sont pas ou plus autorisées au séjour en Belgique, pour les embaucher de manière non déclarée ("au noir") et les soumettre à de très bas salaires et à des conditions de travail précaires.

Pour approfondir:

Dernière modification le jeudi 19 juillet 2018 16:59