Tourisme médical: l’autre visage de la mondialisation

Paysages de carte postale et bistouri. Un cocktail qui semble aujourd’hui avoir de plus en plus la cote… Entre chirurgie esthétique au Maroc, soins dentaires en Hongrie, soins ophtalmiques au Liban ou chirurgie cardiaque en Thaïlande et en Inde, les possibilités ne manquent pas.

Conséquence directe de la mondialisation avec les transports facilités et la liberté de circulation des personnes – du moins certaines d’entre elles surtout quand cette personne est un patient issu d’un pays du Nord –, le tourisme médical repose principalement sur la disparité des coûts des soins de santé entre les pays. On définit ce phénomène en pleine expansion, par un déplacement volontaire à l’étranger dans le but principal de se faire soigner, soit pour des soins de confort ou esthétiques, soit pour le traitement de pathologies lourdes (orthopédie, cardiologie, cancérologie…).

Prestations moins chères et délais plus rapides

Plus de 3 millions de personnes se rendent chaque année à l’étranger pour y recevoir des soins. Le tourisme médical représenterait 4% du marché touristique mondial, soit près de 45 milliards EUR. Rien qu’aux États-Unis, le nombre de patients partis se faire soigner à l’étranger, principalement en Asie ou en Amérique latine, est passé de 150 000 personnes en 2006 à près de 6 millions en 2010. D’après The Economist, un Américain peut économiser jusqu’à 85% sur ses frais médicaux en se faisant soigner à l’étranger.

Les patients se rendent là où les prestations sont les moins chères, réalisables dans des délais raisonnables souvent plus courts que dans les pays d’origine mais qui offrent néanmoins toutes les garanties en terme de qualité. Le choix de la destination dépendra aussi de la langue du pays de la prestation. Les établissements respectent généralement les standards européens, la plupart des médecins étant eux-mêmes issus des universités américaines ou européennes.

Les patients se rendent là où les prestations sont les moins chères, réalisables dans des délais raisonnables souvent plus courts que dans les pays d’origine mais qui offrent néanmoins toutes les garanties en terme de qualité.

La Thaïlande est aujourd’hui la première destination de tourisme médical avec 1,5 million de patients en 2007, suivie par l’Inde avec 450 000 personnes. L’Inde qui est devenue en quelques années un centre important pour une série de traitements chirurgicaux de pointe qui font notamment appel aux technologies « laser ».

Le tourisme médical ne s’explique pas toujours uniquement par des motivations financières mais aussi par des différences entre les législations ou les règlementations médicales. Dans certains pays, les traitements ou les actes chirurgicaux sont accessibles uniquement si on possède une assurance particulière. Dans d’autres, certains traitements sont carrément interdits comme c’est le cas pour l’avortement par exemple.

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