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Préjugé #9 : "Parmi les réfugiés, il y a des terroristes et des criminels"

Préjugé #9 : "Parmi les réfugiés, il y a des terroristes et des criminels"

Rappelons d’abord que les demandeurs d’asile qui arrivent actuellement chez nous sont les premières victimes du terrorisme, du radicalisme, du djihadisme – en particulier en Irak et en Syrie. C’est précisément en raison de ces violences qu’ils fuient leurs pays.

Les routes migratoires sont longues et dangereuses. Ce n’est pas un moyen facile d’atteindre l’Europe, et donc pas un moyen privilégié pour ceux qui s’apprêtent à commettre des actes criminels, voire de terrorisme. La majorité des terroristes qui agissent en Europe ne viennent d’ailleurs pas de pays lointains mais sont recrutés sur place. Néanmoins, le risque zéro n’existe pas.

C’est pourquoi la Belgique, comme d’autres pays européens, vérifie les antécédents des demandeurs d’asile. La procédure d’asile impose une série de contrôles (prises d’empreintes, photographies, consultation des fichiers internationaux, entretien au CGRA...). La Convention de Genève et la réglementation européenne prévoient que sont exclues de la protection internationale les personnes suspectées de crimes graves ou qui constituent une menace pour l’État dans lequel elles se trouvent. En cas de doute, les instances d’asile peuvent faire appel à la Sureté de l’État. Il est également possible de retirer le statut de protection à une personne qui aurait dû en être exclue.

© Loes Salomez, Place de la Bourse, Bruxelles, mercredi 23 mars

Si des actes criminels isolés, parfois surmédiatisés, peuvent survenir, il n’y a pas plus de criminels parmi les migrants et les réfugiés que dans le reste de la population. De même, s’il n’est pas totalement impossible qu’un terroriste se fasse passer pour un réfugié pour venir en Europe, cela ne doit pas changer notre vision de la grande majorité d’entre eux, venus chercher protection pour eux et pour leurs familles. Au contraire, nous devons rester convaincus que leur accorder le droit d’asile est aussi une façon de lutter contre ce qui nous menace: défendre nos valeurs, celle de l’accueil et de la défense des droits humains, en lien avec nos obligations internationales.

Dernière modification le lundi 25 avril 2016 23:01