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Préjugé #8 : "Ils sont trop différents, ils ne s’intégreront jamais"

Nos sociétés sont cosmopolites et multiculturelles. C’est un fait. Et cela ne date pas d’hier! Sans les apports culturels venus de l’extérieur, nous ne compterions pas en chiffres arabes, n’écouterions pas de jazz et ne mangerions pas de spaghettis... Notre culture se renouvelle sans cesse grâce à ceux qui la façonnent et c’est ce qui fait que nos modes de vie sont riches et variés.

Les difficultés ne sont pas la faute de l’autre, de l’étranger. Elles naissent de l’impossibilité ou du refus du monde politique de se donner les moyens de favoriser réellement le "vivre ensemble", et de la vision d’un "eux" et d’un "nous". Du coup, les différences d’origine, de religion, de comportements ou de modes de vie entraînent la peur et le rejet. En découlent des phénomènes de replis sur soi et de "ghettoïsation" dans les quartiers, dans les écoles et de discriminations à l’emploi, au logement... Si la rencontre, le dialogue et la mixité sociale étaient au cœur des politiques menées, cela permettrait d’aller dans un sens inverse, salutaire.

©Kroll - Le Soir

Penser que les étrangers sont une menace est parfois simplement le résultat du fait que l’on ne se connaît pas ou d’un manque de confiance dans les droits de l’Homme. Car faire preuve d’ouverture ne signifie pas renoncer à la défense de ces droits, comme la liberté d’expression ou l’égalité entre hommes et femmes.

La Belgique a encore pas mal de chemin à faire sur la question du "vivre ensemble". Les mesures répressives et les discours stigmatisants, voire criminalisants, se multiplient et renforcent l’image négative du migrant. Mais, même s’ils diffèrent dans leurs modalités, les parcours d’intégration sont sur les rails dans les trois régions du pays. L’apprentissage de l’une des langues nationales, l’initiation à la citoyenneté et l’orientation socioprofessionnelle sont les piliers de ces parcours, qui permettent aux étrangers qui arrivent de prendre pied dans la société belge. Et que ces parcours soient obligatoires ou non, les étrangers sont demandeurs de les suivre"!

Dernière modification le mardi 03 mai 2016 16:33