soutien

La Justice continue de s'opposer aux expulsions de Soudanais - CP

L’État belge ne peut pas expulser de migrants vers le Soudan sans s’assurer qu’ils ne risquent pas d’y être soumis à un risque de torture ou de traitements inhumains contraires à l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’Homme. C’est ce qu’ont affirmé ces derniers jours plusieurs tribunaux belges, francophones et néerlandophones, ordonnant la libération ou suspendant l’expulsion de Soudanais.

Expulsion imminente de ressortissants soudanais vers le Soudan, où ils risquent la torture et la peine de mort - CP

Les autorités belges prévoient d’expulser au moins un ressortissant soudanais vers Khartoum à 15h55 ce vendredi après-midi. D’autres expulsions sont prévues demain et dans les jours à venir, au mépris des droits humains et des obligations internationales de la Belgique. Le CIRÉ, la Ligue des Droits de l’Homme, Jesuit Refugee Service, Amnesty International, Vluchtelingenwerk Vlaanderen et la FGTB en demandent la suspension immédiate.

La détention, clé de voûte de la réforme du droit des étrangers

Les projets de loi 2548 et 2549 modifiant la loi du 15 décembre 1980 sur l’accès au territoire, le séjour, l’établissement et l'éloignement des étrangers, et la loi du 12 janvier 2007 sur l’accueil des demandeurs d’asile et de certaines autres catégories d’étrangers reflètent la volonté du gouvernement de recourir systématiquement à la détention, d'alimenter la stigmatisation des étrangers et d’envoyer un message de fermeté au grand public. Aujourd’hui plus que jamais, la détention et l’expulsion des migrants sont une priorité du gouvernement et un instrument de communication politique.

Relocalisation des demandeurs de protection: l’imposture de la solidarité - CP

 Il y a exactement deux ans, l’Union Européenne mettait en oeuvre le "plan de relocalisations" des demandeurs de protection internationale venant de Grèce et d’Italie. Un système de solidarité entre les États membres, auquel la Belgique a participé. Chichement. Froidement. En poursuivant les renvois de demandeurs d’asile vers ces deux pays dont elle se disait solidaire…

Détention de familles avec enfants en centres fermés: l’inadmissible retour en arrière

Le recours par les autorités à la privation de liberté à l’égard de mineurs d’âge en raison de leur statut de séjour reste largement méconnu du grand public. En dehors de quelques professionnels et de quelques cercles militants, rares sont ceux qui, au sein de la société, savent que des fonctionnaires de l’Office des étrangers sont autorisés en vertu de la loi à détenir des enfants en centre fermé pour un motif administratif lié au séjour de leur(s) parent(s). Plus rares encore sont ceux qui sont conscients que d’ici quelques semaines ou quelques mois, les autorités belges s’apprêtent à renvoyer des familles avec enfants en centre fermé. 

On ne choisit pas de vivre sans-papiers

Sans-papiers.

Deux mots qui semblent n’en faire plus qu’un, que l’on entend souvent, dans les médias ou au détour d’une conversation. Presque toujours associés à des images de mobilisations collectives, de vie dans la clandestinité, d’arrestations et d’expulsions.

Les Centres Fermés

La détention administrative existe en Belgique depuis 1988. Loin des regards, à l’abri des réactions de la société civile qui n’y a un accès que très restreint, des milliers d’hommes et de femmes sont chaque année détenus en centres fermés.

S'abonner à ce flux RSS