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Un an de l’accord UE-Turquie: joyeux anniversaire ?

Ce 18 mars, nous avons célébré le 1er anniversaire de l’accord UE-Turquie. Or cet anniversaire est loin d’être un événement heureux. En effet, il permet de faciliter le renvoi des personnes qui atteignent le territoire européen via les îles grecques et la Turquie. Les États européens ont en échange promis à la Turquie 3 milliards d’euros. Or la Turquie n’est ni un pays stable, ni un pays sûr pour les réfugiés et les demandeurs d’asile. Les réfugiés y sont abandonnés dans des conditions précaires et n’ont qu’un accès très limité au travail, à l’éducation et à la santé. Des enfants y sont même soumis au travail forcé. De plus, elle renvoie massivement les Syriens qui tentent de fuir la guerre qui sévit dans leur pays.

Arrêt de la Cour de Justice de l’UE sur les visas humanitaires: une occasion manquée et une immense déception- Communiqué de presse - 7 mars 2017

Aujourd’hui, dans un arrêt très attendu et dont la portée dépasse le contexte belge, la Cour de Justice de l’Union européenne réunie en grande chambre a estimé que les États européens ne sont pas obligés de donner des visas humanitaires à toute personne devant fuir des situations inhumaines et dégradantes. Un arrêt très décevant qui se distancie de la position de l’avocat général. Et un signal inquiétant lancé à l’Union européenne et à ses États membres qui ne cessent d’accroître les contrôles aux frontières et de restreindre l’accès au territoire aux migrants et aux réfugiés. Une occasion historique manquée de réaffirmer les valeurs de l’Union européenne basées sur les droits fondamentaux.

"Si l’Europe ne prend pas ses responsabilités, les citoyens sont prêts à le faire"- Communiqué de presse- 1 mars 2017

Action symbolique le lundi 6 mars à Bruxelles. En marge du Conseil européen des 9 et 10 mars, des citoyens européens soutenus par une coalition d’ONG se mobiliseront le lundi 6 mars. L’action "Let’s bring them here" – un cortège de centaines de véhicules – vient rappeler aux Etats membres leurs engagements en matière de relocalisation des demandeurs d’asile. Si nos gouvernements n’assument pas leurs responsabilités, les citoyens sont prêts à aller chercher eux-mêmes les demandeurs d’asile aux frontières de l’Europe.

Les députés européens s’apprêtent à voter pour la création d’une nouvelle agence Frontex : un déni des droits humains

Le lundi 30 mai, la commission Libertés Civiles, Justice et Affaires Intérieures (LIBE) du Parlement européen va se prononcer en faveur du remplacement de Frontex par un corps de garde-frontières et de garde-côtes européen. Cette nouvelle agence sera une version renforcée de l’agence Frontex à l’abri de tout contrôle indépendant, sans mécanisme efficace permettant de mettre en cause sa responsabilité en cas de violation des droits humains, mais dotée de plus de pouvoirs.

5 ans de guerre en Syrie: l’urgence de négocier la paix et de protéger les réfugiés

Ce mardi 15 mars 2016 marque le cinquième anniversaire du début du conflit en Syrie. Un conflit qui aujourd’hui fait l’objet d’une trêve précaire pour des négociations encore très fragiles. Cette guerre a fait plus de 270.000 victimes et a poussé des millions de personnes sur la route de l’exil. Face à ces réfugiés, l’Europe se détourne de la solidarité la plus élémentaire et du respect du droit d’asile. Les Syriens doivent pouvoir atteindre notre continent de manière sûre et légale et leurs demandes d’asile doivent être examinées sur le sol européen.

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