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Les centres fermés pour étrangers: un mécanisme hors de contrôle

L’actualité récente a mis sous les feux de la rampe la problématique du renvoi des étrangers dans leurs pays d’origine et leur détention en centre fermé. On pense au vote par la Chambre, le 9 novembre dernier en séance plénière, des projets de loi modifiant la loi du 15 décembre 1980 sur les étrangers, à la présentation du rapport de Myria le même jour, à la campagne d’affichage #NotInMyName dénonçant la politique migratoire, et à la présentation de la note de politique du secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration.

La détention, clé de voûte de la réforme du droit des étrangers

Les projets de loi 2548 et 2549 modifiant la loi du 15 décembre 1980 sur l’accès au territoire, le séjour, l’établissement et l'éloignement des étrangers, et la loi du 12 janvier 2007 sur l’accueil des demandeurs d’asile et de certaines autres catégories d’étrangers reflètent la volonté du gouvernement de recourir systématiquement à la détention, d'alimenter la stigmatisation des étrangers et d’envoyer un message de fermeté au grand public. Aujourd’hui plus que jamais, la détention et l’expulsion des migrants sont une priorité du gouvernement et un instrument de communication politique.

Détention de familles avec enfants en centres fermés: l’inadmissible retour en arrière

Le recours par les autorités à la privation de liberté à l’égard de mineurs d’âge en raison de leur statut de séjour reste largement méconnu du grand public. En dehors de quelques professionnels et de quelques cercles militants, rares sont ceux qui, au sein de la société, savent que des fonctionnaires de l’Office des étrangers sont autorisés en vertu de la loi à détenir des enfants en centre fermé pour un motif administratif lié au séjour de leur(s) parent(s). Plus rares encore sont ceux qui sont conscients que d’ici quelques semaines ou quelques mois, les autorités belges s’apprêtent à renvoyer des familles avec enfants en centre fermé. 

Les Centres Fermés

La détention administrative existe en Belgique depuis 1988. Loin des regards, à l’abri des réactions de la société civile qui n’y a un accès que très restreint, des milliers d’hommes et de femmes sont chaque année détenus en centres fermés.

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