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“Si mineurs”, les enfants migrants au quotidien

Le CIRÉ et la Ligue des Familles présentent “Si mineurs”, un supplément en six numéros publié dans “Le Ligueur” consacré au quotidien des enfants migrants et à leur actualité. Des reportages et des témoignages pour apporter toutes les informations nécessaires, pour agir, pour contredire et bien sûr, pour pouvoir en parler avec vos enfants.

Si mineurs, et pourtant confrontés à des réalités qui ne sont pas celles des enfants en Belgique.

Si mineurs, et pourtant en permanence ramenés à leur nationalité étrangère, au statut administratif de leurs parents, sans bénéficier de l’approche protectrice réservée aux mineurs qui échappent à la case “étrangers”.

Les mineurs étrangers subissent de plein fouet la politique migratoire pensée pour, et adressée à des adultes. Ils doivent avancer à marche forcée dans leur développement au gré des aléas de la situation administrative de leurs parents.

N°1: Centres fermés, enfants (non) admis (décembre 2018)

Focus sur l’enfermement des enfants étrangers, dans un pays où l’intérêt supérieur de l’enfant est supposé prendre le pas sur toute mesure le concernant.

Une règlementation entrée en vigueur l’été 2018 permet que les enfants mineurs étrangers soient enfermés dans une annexe du centre fermé 127 bis parce que leurs parents ne sont pas, ou plus en situation de séjour régulière. Plaine de jeux, animateurs, trompe-l’œil placé sur le grillage… les autorités assurent tout faire pour que les enfants ne ressentent pas la privation de liberté, ce qui ne convainc pas grand-monde.

Extrait de l’introduction – Si mineurs! par Sotieta Ngo, directrice du CIRÉ

N°2: L’école, passerelle essentielle (janvier 2019)

C’est une évidence : l’éducation est un droit fondamental. Encore plus pour les enfants en demande de protection internationale, pour qui c’est un facteur clé d’intégration et de préparation de leur avenir.

L’école devrait être un sanctuaire. Mais l’actualité montre que ce n’est pas toujours le cas dans notre pays ; les jeunes migrants sont séparés des autres enfants dans ces classes d’accueil, ce qui ne facilite pas leur intégration mais crée une distance, du rejet ou de la discrimination.

Extrait de l’introduction – Le droit à l’éducation : une évidence, mais… par Benoit Van Keirsbilck, directeur de Défense des enfants international Belgique

N°3: Un droit à la santé en grande souffrance (février 2019)

Au Hub humanitaire, à la Gare du Nord de Bruxelles, nous avons ouvert un espace de parole pour les femmes migrantes. 24 % des femmes qui s’y rendent sont enceintes et 10 % y demandent une interruption volontaire de grossesse. Près d’une femme sur deux reconnaît avoir subi des violences sexuelles. Toutes ces grossesses ne sont pas le fruit du viol, mais la santé de l’enfant migrant commence trop souvent de façon violente, non désirée, ou désirée dans des circonstances difficiles.

Dans le plus grand silence, quelques citoyens et quelques rares services créent quelques bulles de bonheur, quelques soins qui permettront à quelques enfants migrants de se dire qu’ils valent quelque chose pour construire quelque avenir.

Extrait de l’introduction – La santé des enfants migrants, qui en a cure? par Pierre Verbeeren, directeur de Médecins du Monde Belgique

N°4: Vivre l’exil en famille, un droit, un combat (avril 2019)

Des millions de familles sont contraintes de vivre séparées en raison de l’exil. Un exil qui le plus souvent est une question de survie pour soi ou pour ses proches. Personne ne quitte sa maison, son pays et sa famille par plaisir. Personne.

Le droit à la vie de famille est un droit fondamental. Pour ceux et celles qui n’ont jamais quitté leur pays d’origine, cela semble tellement évident qu’on n’y pense même pas. Quelle chance. Mais pour des milliers de familles arrivées chez nous d’un lointain en crise, le respect de ce droit de base est un combat.

Extrait de l’édito de la Ligue des familles

Article mis à jour le

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