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Dom Dar ou la tontine de Saint-Gilles

AG2

Mercredi 12 février 2014. 18h. Le CPAS de Saint-Gilles, lui qui d’habitude ferme ses portes à 16h, grouille de monde ce soir. Voici enfin venu le lancement du Groupe d’Epargne Collective et Solidaire  de Saint-Gilles !

Ce projet est le fruit de l’engagement et de la détermination de partenaires qui sont tous, d’une manière ou d’une autre, confrontés au problème du logement à Bruxelles, et qui souhaitent apporter un début de réponse en s’investissant dans la création d’un Groupe d’Épargne Collective et Solidaire (GECS). Autour de la table, le CODES (Comité  de Défense de Saint-Gilles) et le CAFA (le Centre d’Accompagnement et de Formation pour Adultes), en charge la co-coordination du projet. Le CIRÉ (Coordination et Initiatives pour Réfugiés et Étrangers), fort de son expérience en gestion des groupes d’épargne, assure essentiellement le soutien méthodologique du GECS. Viennent ensuite, last but not least, l’Union des Locataires de Saint-Gilles, le Service Social Juif et l’asbl Hispano-Belga, sans oublier le CPAS de Saint-Gilles sans qui le projet n’aurait pu voir le jour.

Objectif de la soirée ?

L’objet de cette première rencontre avec les membres de la tontine était de marquer officiellement la création du groupe d’épargne.

Dom dar, késako ?

C’est le nom du groupe d’épargne choisit par ses membres. Un nom à l’image du groupe de par sa multiculturalité : « Dom Dar », ou la maison, en polonais et en arabe. Ne manquait plus que « casa » pour représenter les familles d’origine latino-américaine faisant partie du groupe.

Mais encore...

Pour exister, le groupe doit également déterminer le montant que les ménages s’engagent à épargner tous les mois pendant deux ans et demi. Pas facile de s’accorder sur ce point, chacun ayant son budget propre, souvent bien serré entre un loyer élevé et les frais quotidiens du ménage. Mais le groupe a fait preuve solidarité en trouvant un compromis, avec une épargne de 70 euros par mois, un montant à évaluer après un an.

Cette soirée, c’est une vraie lueur d’espoir pour ces familles, pour la plupart mal logées, cherchant à devenir propriétaires et améliorer leurs conditions de vie.  L’engagement, et des partenaires et des ménages, est une condition sine qua non pour que cet espoir devienne réalité.

Dernière modification le mardi 17 mars 2015 13:20

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