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Sea-Watch: Action de solidarité devant l’ambassade d’Italie

Communiqué de presse. Ce mercredi 3 juillet, Amnesty International, le CIRÉ, le CNCD-11.11.11 et son homologue flamand 11.11.11, ainsi que la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés se sont rassemblés devant l’ambassade d’Italie, à Bruxelles, en solidarité avec Carola Rackete, la capitaine du Sea Watch 3. Portant des gilets de sauvetage et des casques, à l’image des sauveteur·se·s en mer, les organisations lancent des SOS à l’aide de sifflets et diffusent des sons de corne de brume.

“En agissant comme elle l’a fait, Carola Rackete a fait de la vie et de la sécurité des personnes secourues une priorité, comme le prévoient plusieurs sources du droit international ratifiées par l’Italie. En refusant l’accès au port, ce sont les autorités italiennes qui ont bafoué leurs obligations”, expliquent les organisations. “Nous considérons Carola comme une défenseure des droits humains et sa libération est un soulagement, mais elle fait toujours l’objet d’une enquête pour prétendument avoir facilité la migration irrégulière, ce qui est absurde.”

Arrêter d’entraver le travail des ONG

Les organisations demandent également que les opérations de recherche et de sauvetage en mer soient une priorité pour l’Union européenne (UE), qui doit prévoir un nombre suffisant d’opérations de recherche et de sauvetage, et veiller à ce que le travail des ONG actives dans ce domaine ne soit pas entravé. Il est par ailleurs essentiel qu’un mécanisme de débarquement et de relocalisation rapides en Europe des personnes secourues en mer soit mis en place.

Ces hommes, femmes et enfants secourus par les organisations comme Sea Watch fuient une situation atroce en Libye, à laquelle les condamnent les États membres de l’UE. Pour échapper à la détention arbitraire, voire la torture, l’esclavage et les extorsions, ces personnes ne se voient offrir par l’UE qu’une seule alternative : la périlleuse traversée de la Méditerranée avec le risque de se noyer.

Libérer les personnes détenues arbitrairement en Libye

Outre la libération immédiate des réfugié·e·s et migrant·e·s en situation de détention arbitraire en Libye, les organisations demandent que ces dernier·ère·s soient évacué·e·s vers des zones plus sûres, y compris vers l’Europe, où le nombre de places de réinstallation doit être augmenté.

Plus globalement, l’organisation appelle l’UE à n’établir aucune coopération génératrice de violations des droits humains (comme celle ayant cours avec la Libye), et que des garanties concernant le respect des droits humains des migrant·e·s soient obtenues en préalable à la conclusion de tout accord avec des pays tiers.

Signataires

  • Amnesty International
  • CIRÉ
  • CNCD-11.11.11
  • 11.11.11
  • Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés
  • Vluchtelingenwerk Vlaanderen

Article mis à jour le

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