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Détention de familles avec enfants en centres fermés: l’inadmissible retour en arrière

Détention de familles avec enfants en centres fermés: l’inadmissible retour en arrière

Le recours par les autorités à la privation de liberté à l’égard de mineurs d’âge en raison de leur statut de séjour reste largement méconnu du grand public. En dehors de quelques professionnels et de quelques cercles militants, rares sont ceux qui, au sein de la société, savent que des fonctionnaires de l’Office des étrangers sont autorisés en vertu de la loi à détenir des enfants en centre fermé pour un motif administratif lié au séjour de leur(s) parent(s). Plus rares encore sont ceux qui sont conscients que d’ici quelques semaines ou quelques mois, les autorités belges s’apprêtent à renvoyer des familles avec enfants en centre fermé. 

En effet, dans sa note de politique générale du 27 octobre 2016 , le Secrétaire d’État à l’asile et la migration Theo Francken réaffirme son intention de recourir à nouveau à la détention administrative de familles avec enfants mineurs, dans des "unités familiales" adaptées à leurs besoins. Ces logements seront implantés à proximité du centre de rapatriement 127 bis, situé à Steenokkerzeel, à côté de l’aéroport de Bruxelles-National. 

Cette volonté inquiète le CIRÉ, qui y voit un dramatique retour en arrière et un indéniable recul dans la défense et le respect des droits de l’homme et des droits des plus vulnérables: les enfants!

Cette analyse se propose d’apporter un éclaircissement à toute une série de questions que pose la détention d’enfants pour des raisons migratoires. Ces réponses sont destinées avant tout au grand public, mais elles pourront aussi constituer une source d’informations pour les professionnels qui se penchent sur le droit des étrangers et tout particulièrement sur la question de la détention administrative.

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Dernière modification le mercredi 23 août 2017 08:56