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Mawda, un an après, rien n’a changé

Il y a un an, une petite fille de 2 ans a été tuée par la police lors d’une course poursuite avec une camionnette qui se dirigeait vers l’Angleterre. Elle s’appelait Mawda. Aujourd’hui, sa famille est toujours en séjour précaire et l’enquête judiciaire piétine.

Aujourd’hui, un an après la nuit du 17 au 18 mai 2018, nous commémorons le décès de Mawda, fillette de 2 ans, tuée par balle par la police lors d’une une course poursuite sur l’autoroute. Un an plus tard, la vérité n’est toujours pas faite sur les circonstances dans lesquelles les forces de l’ordre ont tiré sur cette camionnette transportant des personnes en quête d’une vie meilleure.

Nous réclamons la vérité et la justice

Déjà abîmés par un long exil, les jeunes parents de Mawda ont été meurtris par le décès de leur fille dans leurs bras. La Belgique leur doit la vérité. Elle leur doit d’établir les responsabilités. Et elle doit leur permettre de pouvoir se recueillir sur la tombe de leur fille. Depuis mi-février, enfin, Perhast et Shamden Shawri peuvent rester en Belgique légalement… Pour un an, renouvelable à condition qu’ils trouvent du travail. Quand pourront-ils enfin envisager un avenir stable, et tenter de se reconstruire ?

Pour les personnes migrantes en transit, rien n’a changé

Un an après ce terrible événement, rien n’a changé pour les personnes migrantes en transit en Belgique. Elles sont toujours livrées à elles-mêmes, seulement soutenues par les associations et les citoyens. Le gouvernement fédéral n’a toujours pas proposé d’issue digne d’un État de droit. Sa réponse? Elles n’ont qu’à introduire une demande d’asile. De la pure mauvaise foi: il a été prouvé que ces personnes ont peur de déposer une demande de protection car elles n’ont pas confiance dans les autorités fédérales et craignent les dysfonctionnements du règlement Dublin qui les met en orbite entre plusieurs États européens, sans qu’aucun n’accepte d’examiner leur demande.

En ce 17 mai 2019, nous demandons que la vérité soit faite sur la mort de Mawda, et qu’un centre d’accueil et d’orientation soit enfin mis en place pour les personnes migrantes en transit. Il n’est plus temps d’attendre, il faut agir. Maintenant.

Signataires

CIRÉ, Ligue des droits humains, Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés

Article mis à jour le

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