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Communiqué du 6 mars 2012- Droit à l’accueil, hiver comme été! Les ONG demandent des solutions structurelles à la crise de l’accueil

Ce mardi 6 mars, SOS Accueil a mené une action devant le cabinet de Maggie De Block. Les ONG se demandent ce qu’il va se passer si les places d’urgence ouvertes par le gouvernement ferment après l’hiver. “Personne ne doit dormir à la rue, ni en hiver, ni en été. Des mesures structurelles sont plus que jamais nécessaires. En cette période de contrôle budgétaire, SOS Accueil appelle le gouvernement à se donner les moyens de résoudre enfin cette crise de l’accueil”, affirme Anne Dussart, porte-parole de SOS Accueil.

SOS Accueil, le projet d’aide d’urgence de 8 ONG, a organisé une action ce mardi 6 mars. Devant le cabinet de la Secrétaire d’État à l’Asile et à la migration Maggie De Block, elles ont fait entendre leur voix : le droit à l’accueil doit être respecté, en hiver comme en été. Car selon la loi, les demandeurs d’asile, les familles avec enfants et les mineurs étrangers non accompagnés ont droit à un toit mais aussi – et c’est primordial pour ces personnes particulièrement vulnérables – à un accompagnement social, juridique et médical.

Devant l’urgence de l’hiver et les centaines de personnes à la rue, le gouvernement a finalement ouvert des places d’accueil d’urgence, afin que personne ne dorme dehors. Mais la crise n’est pas résolue pour autant. Que va-t-il se passer si cet accueil d’urgence cesse après l’hiver ? Les personnes devront-elles retourner à la rue ?

Le gouvernement belge se doit d’assurer un accueil de qualité pour toutes les personnes qui y ont légalement droit. Pour ce faire, il faut réintégrer dans le réseau tous ceux qui n’ont pas eu de place ces derniers mois. Et disposer de places d’accueil en suffisance, avec un accompagnement social, juridique et médical, même après l’hiver.

Après trois ans de crise de l’accueil, il est plus qu’urgent de mettre en place des mesures structurelles pour enfin en sortir. Un plan de répartition des demandeurs d’asile en aide matérielle (c’est-à-dire dans des logements) dans les différentes communes du pays est prévu par l’accord de gouvernement. Il doit être effectivement mis en œuvre. Sachant que cela nécessitera du temps et pose de nombreuses questions, nous plaidons pour l’activation d’un plan de répartition en aide financière, comme mesure exceptionnelle de sortie de crise. La possibilité d’activer ce plan en cas de saturation du réseau d’accueil doit en outre clairement rester inscrite dans la loi si l’on veut éviter que la crise se répète.

De plus, il est nécessaire de donner des moyens supplémentaires aux instances d’asile, qui voient à nouveau augmenter l’arriéré des dossiers de demandes d’asile.

Par cette action qui a lieu au moment du contrôle budgétaire, les ONG appellent le gouvernement à se donner les moyens de résoudre enfin cette crise de l’accueil. Pour que plus personne ne doive dormir dehors. Ni en hiver, ni en été.

Plus d’infos : www.sosaccueil.be

 Contact presse

Florence Carion : 02 629 77 25 – formulaire de contact

Article mis à jour le

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