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★ 20 juin 2019 – Journée mondiale des réfugié·e·s ★

Film – Exposition – Théâtre – Musique JEUDI 20 JUIN 18h30 – 23h à la Tricoterie, St Gilles

Pour la deuxième année consécutive, le CIRÉ organisera le 20 juin, à l’occasion de la “Journée mondiale des réfugié-e-s”, un événement artistique qui rassemblera des artistes de diverses disciplines, qui viennent d’ailleurs et se trouvent dans des situations de séjour différentes. En demande d’asile, à qui la protection a été accordée ou refusée, sans papiers, d’une immigration récente ou plus lointaine…

Cette année, ces artistes seront des femmes.
Parce que l’exil, la migration, la vie sans documents de séjour sont encore plus difficiles quand on est une femme.
Parce que le travail des femmes artistes est d’autant plus invisibilisé quand elles sont migrantes, ou d’origine non occidentale, par les difficultés de leur situation de séjour ou de leur parcours de vie.

Il s’agira aussi, cette fois encore, d’apporter un soutien concret et direct à des collectifs et mouvements de personnes exilées et de solidarité avec elles.

Retrouvez l’évènement sur Facebook : https://www.facebook.com/events/399335287583414/

Exposition peintures, gravures, vidéo

Obi a vécu au Nigeria jusqu’à ses 16 ans. Elle a ensuite mené ses études en Angleterre, a exercé le métier d’architecte à Londres, Rome et Paris jusqu’en 1995, puis s’est établie à Bruxelles où elle vit toujours. S’intéressant aux arts visuels, elle a commencé à travailler la peinture et a exposé au Nigéria, au Royaume uni, à Dubaï et en Belgique.

Passionnée par les légendes mythologiques, les phénomènes naturels, les principes scientifiques, elle cherche des points de convergence, les signes dans les “images mentales premières dont nous avons tous hérité”. Son travail tente d’établir des “connections” de perception pour prendre part aux questions de l’éphémère, de la mémoire, de l’histoire, des rites.

Elle travaille depuis 2008 sur le projet “Out of the Ashes” qui explore les thèmes de la transcendance et de la métamorphose et interroge le caractère cyclique de la condition humaine. Cette recherche a évolué vers un processus de juxtaposition d’archétypes de cultures et d’époques différentes avec son expérience personnelle, à travers la “réinterprétation” de l’iconographie religieuse. L’apogée de cette série est une reproduction grandeur nature de l’Agneau Mystique de Jan et Hubert Van Eyck. Elle est composée de 300 portraits qui traversent 1000 ans d’histoire africaine. Cette pièce est conçue comme une offrande, une œuvre de dévotion à “ceux qui ont ouvert la voie”, pour célébrer la mémoire collective.

 

Originaire du Niger, elle s’est installée en Belgique en 2009. Une vie nomade qui lui a permis l’exploration de moyens d’expression alternatifs et divers. Le contraste émanant de la Belgique et du Niger, sa terre natale, a influencé profondément le développement de son travail. Zeinabou est une artiste expérimentale et multidisciplinaire, de la toile à la performance, des sculptures aux installations monumentales, sans oublier les documentaires et la vidéo, qui lui permettent d’explorer l’effet de la voix.

Outre 2 œuvres picturales inspirées par la situation des sans-papiers, elle présentera sa réalisation vidéo “Genres inversés”

Elle est née à Quito, en Équateur. Elle a obtenu un diplôme en arts plastiques, spécialisation en peinture et gravure à la Faculté des arts plastiques de l’Université centrale d’Équateur, puis a poursuivi sa formation en gravure à l’Académie des Beaux-Arts de Watermael-Boitsfort. Elle a participé à plusieurs expositions collectives et en solo dans de nombreux pays (Colombie, États-Unis, Canada, Espagne, France, Belgique, Angleterre, Pologne, Japon…). Son travail est traversé par différents thèmes, dont les femmes, les enfants et la nature. Elle questionne la condition des femmes et l’influence des jouets sur l’éducation des enfants aux rôles genrés.

Elle présentera 9 de ses gravures sur ces thématiques.

Diana compose par peinture, techniques mixtes, photographie, gravure, installations et performance, et elle met en relation sa pratique artistique avec l’éducation à l’art, la communauté et organisation d’exposition. Souvent en voyage, son travail aussi se déplace tout comme ses visions du monde et les influences constamment rénovées dans son travail créatif.

Elle est diplômé de la Université Central del Equateur à la Faculté des arts plastiques, aussi diplômé en gravure traditionnel chinois dans CAFA, Pékin. A suivi des études en anthropologie visuelle à la PUCP et des cours en céramique à Lima, Pérou. Honoré avec le 1er Prix National de la Gravure, CCE base Guayas 1993. Et 1er Mention honorable à la Biennale de Lima 1997. Co-directeur de projet “Atelier d’art positif” à Pékin, “L’Art Truck” en Equateur, Festival d’art et du patrimoine Yangon 2015-2017 à Myanmar.

Apres 5 années de vie en Chine où elle a étudié à l’Académie des Beaux-arts de Beijing et a co-fondé La Casa – Art Projects, elle revient en Equateur en 2003. Depuis 2004, elle a développé “El Justo Medio”, une série de photos présentant un poème visuel, une relation ou elle se voit rattrapée par ce temps de transition entre Beijing et Quito, au moyen de différentes étapes et photos évoquant ce croisement de cultures et de mémoires du temps.

En 2010, avec la découverte de l’Afrique et du Sénégal, elle réalise une série de photos du pont Faidherbe, Ville de Saint-Louis ; pont rongé par le temps, instable entre destruction et restauration pièce par pièce ; ce changement inspire la série “Structures répétitives” par des fragments photographiques. Elle y développe un modèle inspiré des tissus africains, métaphore des routines quotidiennes et inlassables du temps, et de la caducité des idées et des transformations, comme processus qui se répètent à l’infini du temps et de l’espace.

De 2010 à 2015, elle a vécu à Bruxelles et Lima, où il a fait son dernier travail inspiré par le Bosco, dessins médiévaux et Guaman Poma de Ayala prend la série dans les encres et l’écran “Bestiaire Bruxelles” reflète cette symbiose et d’échanges culturels entre le médiéval, renaissance et baroque et ses influences en Amérique latine, avec le contact d’une culture pré-colombienne riche en symbolisme et l’imagerie.

Elle vit actuellement entre l’Équateur et la Belgique.

Peinture sur une grande bâche en mémoire de Mawda, petite fille de deux ans tuée par balle par la police lors d’une une course poursuite sur l’autoroute en mai 2018. Un an plus tard, la vérité n’est toujours pas faite sur les circonstances dans lesquelles les forces de l’ordre ont tiré sur la camionnette qui transportait des personnes en quête d’une vie meilleure, et dans laquelle Mawda se trouvait avec sa famille.

Film et rencontre

“À l’usage des vivants” {27 minutes}

De Pauline Fonsny

Une production d’Alice Lemaire (Contre-ciels Asbl)

Le film sera suivi d’une rencontre avec la réalisatrice.

Fuyant le Nigéria, Semira Adamu est arrivée en Belgique en 1998. Détenue dans un centre fermé proche de l’aéroport de Bruxelles, elle meurt étouffée avec un coussin lors d’une sixième tentative de rapatriement forcé.

Vingt ans après, Pauline Fonsny remet en scène cet “assassinat d’État” qui avait secoué le pays et conduit à la démission du ministre de l’Intérieur de l’époque. Le récit, mené à deux voix, est structuré par le témoignage de Semira – incarnée à l’écran par la peintre nigériane Obi Okigbo – et en voix off, l’adaptation d’un texte que l’auteure et comédienne Maïa Chauvier a écrit après le décès de Semira.

Pour contourner l’interdiction de filmer dans les centres, la cinéaste a fait appel à des maquettes qui permettent de visualiser la topographie précise des centres de détention. Au terme de cette puissante évocation documentaire, le constat est amer. Les “barbelés de la honte” se sont multipliés, des policiers peuvent ouvrir le feu sur une camionnette transportant des exilé-e-s et tuer une fillette de deux ans, sans être inquiétés. 

Musique

Performance YOUYOUYOU {10 minutes}

Du groupe YouYou 

Direction: Myriam Van Imschoot (Kunstenwerkplaats Pianofabriek)

YouYou Groupe de Bruxelles : Stéphanie Auberville, Sarah Léo, Samah Hijawi, Geneviève Prumont, Latifa Abdel-Kader, Luiza Amghizzar, Malika Mderreg, Souad Khelifa, Fatiha El Mrabet, Anissa Rouas, Najat Bouali, Khadija Lazaar, Fatima Zahra Elgachcham, Nadia Khammal, Sonia Williams, Fatiha Setouti. Composition et direction: Myriam Van Imschoot. Conseil et recherche: Laïla Amazeian, Nezha Haffou. Production et assistance: Isabelle Vander Stockt. Production et support: Kunstenwerkplaats Pianofabriek, Beursschouwburg, Daarkom, Vlaamse Gemeenschapscommissie. Merci à Adham Hafez, Ismail Fayed, Nedjma Hadj.

L’artiste Myriam Van Imschoot est fascinée par les voix, les polyphonies et les différentes techniques vocales qui permettent de communiquer à distance. Le youyou, ou zagharit en arabe, occupe une place particulière dans son œuvre. Il s’agit de sons vibratoires aigus au travers desquels les femmes d’Afrique du Nord, du Moyen-Orient, d’Afrique subsaharienne et du Pays basque expriment des émotions fortes et une joie collective. Elle a créé des groupes de youyou à Bruxelles, Jaffa, Grenoble et Ostende. Avec ceux-ci, elle propose des performances vocales à partir de cet héritage, la question centrale étant toujours celle de la frontière culturelle entre l’audible et l’inaudible. Le spectacle YOUYOUYOU est leur pièce de résistance!

16 youyouteuses font circuler le youyou dans un tourbillon sans fin.

Conte, lectures, chant

“Massar/مسار/Cheminement” {1h15}

Création, conte : Zoubida Mouhssin. Mise en scène : Sophie Museur. Traduction des textes, adaptation et direction musicale : Wissam Al Azzawi. Choristes : Lamis Alsedawi, Lamis Baslaho, Lana Alwasti, Marah Alrammal, Mira Alwaseti, Salam Hammoud, Samira Amrani-Khaldi, Sophie Museur, Ynes Ben Saad, Zoubida Mouhssin. Lecture des textes : Mira Alwaseti, Salam Hammoud, Ynes Ben Saad. Musiciens : Wissam Al Azzawi, Saif AlQaissy, Hammad Abdul Sater.

Le projet “Massar”, qui signifie “cheminement” en arabe, est né suite à un appel lancé par Citylab Pianofabriek. Il est le résultat de rencontres avec des femmes réfugiées fréquentant l’Espace femmes de la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés. Une fois par semaine, pendant trois mois, des femmes, réfugiées, issues de l’immigration ou pas, se sont réunies au Pianofabriek. Elles ont échangé, partagé, chanté et chacune, à son rythme, a retrouvé une confiance que les accidents de la vie lui avaient enlevée. C’est en cela, entre autre, que le projet a été un véritable cheminement.

Par le biais des deux disciplines que sont le conte et le chant, “Massar” invite la femme arabe à s’exprimer. Pour ce faire, la parole est donnée à trois personnages : Shéhérazade, l’héroïne des “Mille et une nuits”, Houria, une femme immigrée arrivée fin des années ‘60 et pour clôturer, Lamia, une femme réfugiée arrivée en Belgique en 2015. Toutes les trois se racontent et témoignent de leur réalité de femmes. Les témoignages introduisent des histoires venues d’Afrique et du Moyen-Orient.

“Massar”, c’est aussi une chorale composée de femmes de toutes origines. Accompagnés des sonorités de l’Orient, leurs chants viennent ponctuer le spectacle et racontent la nostalgie d’un passé à jamais révolu. Mais loin d’être plaintives, ces femmes nous montrent leur détermination de reprendre leur vie en main, et clament en chantant que le féminisme ne connaît aucune frontière.

Horaires

Ouverture à 18h30, fermeture à 23h.

Vernissage de l’exposition à 18h30 (elle sera accessible toute la soirée)

Le filmÀ l’usage des vivants”, sera projeté à 19h30 et sera suivi d’une rencontre

La performance “Youyouyou” aura lieu à 20h30

Le spectacleMassar” débutera à 21h

Entrée

Les entrées seront intégralement versées au mouvement des sans-papiers.

Prix minimal suggéré de 7€ pour celles et ceux qui le peuvent.

Prix solidaire libre si vous souhaitez contribuer plus !

Restauration solidaire

Deux collectifs de femmes proposeront une petite restauration de plats de leur région.

L’argent qu’elles récolteront ainsi directement les aidera à subvenir à leurs besoins.

La Tricoterie – Fabrique de liens

158 rue Théodore Verhaegen, 1060 Bruxelles (Saint-Gilles)

tricoterie.be

Article mis à jour le

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